mercredi 6 juillet 2011

Indonesie - Java - Jogjakarta et Prambanan.

Vol China Airlines
Départ  de Hong-Kong 16h35 – arrivée à Jakarta 20h20
Sortie de l’aéroport  je ne combine de temps après, à cause de la lenteur de la queue pour faire le “visa on arrival”. 25 USD payable cash en diverses devises, monnaie rendue en roupies
A peine sortis du terminal, les chauffeurs nous assaillissent, et après négociations, nous sommes conduits  à l’hôtel FM7 pour 50,000 Rp. Pas grand intérêt de m’étendre sur l’arrivée à Jakarta car je n’y ai passé qu’une brève nuit, près de l’aéroport, afin de pouvoir prendre un vol interne, et atterrir à Jogjakarta dès le lendemain matin, 8h.
Il est facile de se rendre dans le centre. Le comptoir de taxi indique les prix pratiqués. Ca évite les entourloupes et les négociations sans fin. 55,000RP jusqu'à Prambanan Guest House, qui se révèle être un petit hôtel très agréable, avec un personnel sympathique et efficace. Le chauffeur de taxi, Adnan, est cordial et avenant, sans être trop insistant, comme ca arrive parfois. Il laisse son numéro de téléphone au cas où nous aurions besoin d’un chauffeur dans les jours suivants. Sur la route, nous nous faisons agresser verbalement par deux motards, sans véritable raison apparente. Ils nous retrouvent au feu de signalisation suivant, frappent le taxi, et finissent par ouvrir la portière. A en juger par le ton qu’ils emploient, ils profèrent des insultes. Adnan a tres bien géré la situation, en gardant son calme, il leur a parle, puis a réussi à refermer et verrouiller les portières.  Quelle arrivée saisissante à Jogja. Incident d’autant plus surprenant que de tout le séjour, je n’ai pas entendu une seule fois des gens hausser le ton, ni vu qui que ce soit s’énerver. Les indonésiens m’ont fait l’effet de gens patients, calmes et qui savent profiter de la vie.
Le temps de faire le check in et de prendre des forces avec un bon petit déjeuner, nous voilà, appareil photo autour du coup, à la recherche de la station de bus qui nous amènera sur le site des temples de Prambanan. En chemin, nous nous faisons un ami, qui nous annonce travailler à l’office du tourisme, et qui nous donne quelques conseils plutôt utiles pour l’organisation de nos visites à Jogjakarta. Beaucoup de trafic en ville. Grosses voitures et scooters, ce qui n’est pas sans rappeler Phnom Penh, mais aussi bejaks, et même voiture à cheval.



Les abris- bus sont facilement reconnaissables, ils se situent sur un petit promontoire, et il faut payer le ticket a l’entrée de l’abris-bus. Le bus 1A a pour Terminus Prambanan. Le bus est blindé et pourtant il ne cesse de laisser monter des passagers. En même temps, pour 3000Rp le trajet on ne peut pas trop se plaindre, d’autant que ce n’est pas la porte à coté !  Une fois au terminus, il faut tourner à droite et remonter la grande rue. L’entrée du parc se trouve un peu plus loin de l’autre cote de la route, presqu’en face une très belle mosquée.  On s’acquitte du droit d’entrée pour touristes, et nous voilà, à l’heure la plus chaude de la journée, et la moins favorable pour prendre des photos, face à ces temples imposants. La grande majorité des touristes sont indonésiens. Nous avons appris un peu plus tôt que les vacances scolaires commençaient justement aujourd’hui, et que beaucoup d’Indonésiens se déplaçaient dans le pays, notamment à Jogja, grande capitale culturelle de Java.
Prambanan est un temple hindou construit au 9eme siècle, et un des exemples les plus grands et impressionnants du sud-est asiatique. C’est aussi le plus grand temple hindou d’Indonésie. Il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a été fortement endommagé par le tremblement de terre de mai 2006.



 

Je redécouvre ici une pratique à laquelle je m’étais habituée au Japon, mais à une échelle autrement plus importante : les gens viennent vers moi pour être pris en photo en ma compagnie. Ne nous leurrons pas, ce traitement est réservé à tous les « bule » (les étrangers). C’est arrive a de multiples reprises. A la fin, je leur demandais aussi de pouvoir les prendre en photo ! Donnant-donnant.


En poussant un peu plus loin dans le parc,  on se retrouve rapidement seul, et on peut profiter de quelques autres temples dans une tranquillité absolue. (Candi Sewu)


Pour sortir du site, passage obligé au milieu d’étals et d’échoppes divers.




Au retour nous passons par la rue commerçante bien  agitée JL Malioboro.  On ne peut faire un pas sans que l’on nous demande d’où l’on vient, ou l’on va (et qu’on tente au passage de nous amener voir une galerie d’artiste, une exposition qui se termine justement le jour-même etc.). Ce qui est impressionnant, c’est qu’ils se débrouillent plutôt pas mal en français. « Ha Français! Lyon ? » “J’ai ma sœur qui travaille a Lille” Je ne sais pas si c’est une phrase d’accroche typique, ou s’il y a un accord spécial entre Java et la ville de Lyon, Lille etc. mais ces noms revenaient souvent!



Finalement, l’hôtel se présente comme un havre de paix après cette folle journée.


Mais le répit est bref, car ce samedi est le seul jour ou nous pouvons aller voir le Ramayana ballet, qui se joue justement à Prambanan, avec les magnifiques temples pour décor de fonds. Cette fois-ci, pas de bus public; le transport est arrangé avec l’hôtel, c’est plus simple. Ramayana c’est une histoire du prince Rama.
(http://en.wikipedia.org/wiki/Ramayana). Le spectacle raconte le mariage du Prince Rama avec la belle princesse Shinta, qui suscite la jalousie du roi Rahwana qui convoite Shinta, et decide de l'enlever.
Les costumes utilisés pour le spectacle sont très riches, très beaux. La musique de fonds est assez particulière. Je peux maintenant affirmer que je n’aime pas la musique traditionnelle indonésienne (ce qui s’est confirme avec le spectacle de dans classique au kraton le lendemain). Les sons ne sont vraiment pas mélodieux. Enfin, après avoir constaté que décidément personne n’égale les Chinois pour ce qui est des spectacles, je me suis mise à suivre l’histoire avec plus d’intérêt (un petit dépliant est a disposition a l’entrée), et j’ai pu apprécier le ballet. Je me suis même surprise à prendre plaisir au spectacle, en dépit de la fatigue (et du froid) qui me gagnait. 






Jour 2
Au programme du dimanche, un petit déjeuner au bord de la piscine puis se faire conduire en bejak  jusqu’au palais des sultans « le kraton ». Avant même d'entrer, petite séance photos. Vous allez vous dire que je m'en suis fait des amis en Indonésie!


Quant au kraton, la visite ne présente pas grand intérêt, des tableaux sont exposés dans une pièce sombre, et les rares étiquettes sont en indonésien, autant dire que ca ne m’a pas servit à grand-chose. Une pièce plus intéressante présente divers type de batiks, et donne des explications sur des cérémonies traditionnelles. 



A 11h, un spectacle débute dans la cour. La musique me rappelle les sons inoubliables du ballet de la veille. Mais nous sommes aux premiers rangs et profitons  d’une vue excellente sur les danseurs et leurs magnifiques costumes traditionnels. Différents spectacles ont lieu selon les jours de la semaine, inclus dans le prix du ticket (13,500Rp). Celui du dimanche était « danse classique ».






Nous poursuivons avec la visite du Taman Sari (water castle). Un passant se prend pour notre guide et nous mené sur les lieux, nous offre des explications. D’abord pas très confiants sur ses intentions, nous finissons par le suivre et sans regret !


Il nous conseille finalement un warung où déjeuner, puis nous le congédions. Un peu réticente à la vue du « resto », je reviens sur mes a priori  après la première bouchée. De plus la restauratrice est sympathique (on ne s’en lasse pas) et le warung nickel.  Dans mon assiette, le plat est composé de poulet, riz, sauce pimente et chutney de jackfruit.


Un tour rapide au marché mais la foule, la chaleur et la pollution me fatiguent vite. Je regrette un peu de ne pas être en état de profiter plus longuement des lieux. Il y a vraiment beaucoup de monde, je me demande comment on parvient encore à circuler !  Il faut aussi faire une croix sur la visite du marché aux oiseaux, qui a changé de place, et du coup beaucoup moins pratique pour être casé dans mon itinéraire du jour (il est a présent dans le coin de notre hôtel, mais je ne me suis pas aventurée là-bas, faute de temps).
Voila un petit aperçu de l'ambiance aux abord du marché. 





J’avoue que profiter d’un peu de calme et d’une tasse de thé au bord de la piscine fut bien agréable. D’autant qu’il fallait se ménager pour le jour suivant et s’organiser. Nous contactons Adnan, le chauffeur de taxi de la veille, pour lui proposer de nous conduire à Borobodur et ses environs le lendemain, aux aurores. Ce fut finalement un ami a lui qui se chargea de nous. RDV 5h du matin devant l’hôtel. La fin de journée fut aussi le moment d’organiser la suite du voyage. Nous sommes passes par l’agence de voyage du café Via Via.  Par leur intermédiaire, nous avons loué une voiture avec chauffeur pour la suite de la semaine ainsi que les logements pour Bromo et Kawah Ijen. Le café Via Via s’avère un endroit plaisant, la nourriture délicieuse (du moins pour ce qui concerne les plats indonésiens), et extrêmement bon marché (moins de 30,000Rp le plat indonésien)




Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 21 juin 2011

Tai O avec le CSR



Parmi les bonnes résolutions 2011, je me suis promis de participer au moins une fois a une activité CSR organisée par la SG. Kesako? Une activite pour la communaute, une sorte de bonne action.
CSR, c'est l'acronyme pour Corporate Social Responsability. 
Un des thèmes recurrents est l'organisation de sorties dans certaines zones de Hong-Kong (des endroits plutôt agréables, voire intéressants) . Ainsi, depuis le debut de l'annee, plusieurs sorties a Tai O et Lamma island ont eu lieu. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant d'y participer? Tout simplement parce que jusqu'a il y a deux semaines, mes samedis matin etaient consacrés aux entraînements de dragon boat. A en juger par les participantes (oui il n'y avait que des femmes qui s’étaient portées volontaires ce jour-la),je n étais pas la seule dans cette situation. Plusieurs s’étaient en effet retrouvées comme moi "contraintes" par le dragon boat, et se ruaient donc sur l'une des dernières sorties CSR a Tai O.
La journée avait pour but d'accompagner un groupe d'enfants "défavorisés" (nous n'avons jamais vraiment réussi a comprendre ce qu'impliquait cette appellation, mais je crois qu'en gros, leurs parents reçoivent des aides de la part du gouvernement) dans le village de Tai O, leur faire découvrir cet environnement, les différents types d'habitations présentes dans la région, afin qu'ils puissent comparer avec la leur, apprendre sur la flore,




et pour finir, les encadrer dans des activités "d'arts plastique". Avec des bouteilles en plastique et des briques en carton, les enfants ont véritablement montre l’étendue de leur imagination, et fabriqué des petites maisons, largement inspirées de leur visite du village sur pilotis.


 


Le temps de la semaine précédente n’était vraiment pas prometteur, et il était encore couvert le matin même. J'avais pris mon parapluie en cas de grosse averse. Quelques gouttes de pluie sur la route et les gros nuages gris, ont vite laissé place a un ciel bleu magnifique et a un soleil éclatant (ainsi qu'une chaleur étouffante). Bref, mon parapluie m'a finalement servi a me protéger du soleil!

La journée m'a donc permis de redécouvrir Tai O et son village de pêcheurs, au fin fond de l'ile de Lantau. Les enfants furent séparés en 6 petits groupes, encadres par un guide et deux accompagnantes. J'avoue que j’espérais pouvoir interagir un minimum avec ces enfants, mais malheureusement ils ne parlaient pas un mot d'anglais, donc ma présence se bornait purement a faire de l'encadrement. Une charmante collègue me traduisait les explications du guide au fur et a mesure. J'avais finalement plus l'impression d’être moi aussi en sortie scolaire, plutôt qu'encadrante d'un groupe d'enfants !

Nous avons fait un arrêt chez cette femme qui faisait sécher des jaunes d'oeufs au soleil avec du sel. Les enfants se sont amuses a reproduire les gestes enseignés avec la plus grande application. Nous avons ainsi appris que par le passe, avant le déclin de l’activité de pêche, l’intérêt de l’opération était de récupérer le blanc des oeufs pour renforcer les filets de pêche. 








Le lendemain, une randonnée est prévue avec d'autres enfants sur l’île de Lamma. Je laisserai l’expérience pour l’année prochaine. Tout aussi agréable qu'ait été la journée, un dimanche de repos sera le bienvenu !

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 7 juin 2011

Dans la presse (about dragon boat)




also
http://blogs.wsj.com/hong-kong/2011/06/01/the-power-of-dragon-boat-racing/

http://v.ifeng.com/news/mainland/201106/b197804b-3e47-4553-879c-0db617e7e527.shtml
Rendez-vous sur Hellocoton !

Dragon boat races in Stanley

At last, a 3 day-week-end where I don't get to work at all!

But half of it was eventually dedicated to the dragon boat. Was this a bad news? Hell no! On Saturday morning, we got our last training session. Stanley beach was surprisingly quiet. Only a few teams were there training one last time before the big day. Quite a change from the previous weeks when the beach was crowded with paddlers. (Then on Monday, I learnt the real meaning on “Stanley beach being crowded” – a  picture is worth a thousand words).

Last advices, last check up. I think we’re ready. At least we’re all very excited about it.

Sunday was tagged “official rest day” for me: otherwise, how could I have managed to wake up at 5:15 am to take the first tube to Admiralty station, were a bus was expecting the men’s team at 6:30am? I still wonder. (I’m also puzzled and wonder why on earth would so many people awake at these wee hours on holidays in Hong-Kong, - streets were not empty, quite the contrary- and the underground already full at 6am… but that’s another story)
When I think back, I realize the craziness of it. Being in front of the office, at 6:30 am on a holiday?!! It’s more than 2hours hours earlier than a normal business day. Ppfff… madness… At 6:30 sharp, the bus was gone. Public buses were packed as well. I was glad that our teams got their own buses. We got to Stanley pretty fast, and enjoyed the quietness of the place while we could.


All the teams were setting up their tents all around the beach and in the nearby streets. Our spot was incredibly good, although we could have done with another tent.

On the beach, the dragon boats were ready, all “dressed up” with dragon heads, and tails. It was only 7am and the sun was already so strong I could barely stand it. And I knew it would only get worse.




Planning of the day:
Women’s team: races at 8:40am, 11:40am and 2:20pm
2 Men’s team: races at 8 and 8:20am, then depending on the results, they would go for one race or another. (but they made it to the top!!!)

Let’s talk a bit about our women’s team: SG Angels.
I was told we were the only women’s official team from a bank. What a thrill.
For most of us, it was our first dragon boat race. Lorene was our lovely captain. Paddling during the first training sessions, she changed her mind and become our drummer (I suppose much easier for her to see us, provide advice, and occasionally yell at us :) for our own good…). Well organized, thanks to her, we got a clear planning, indicating where one would sit, what the “strategy” would be, etc. In the end, we all managed to race at least twice or all the three races for some of us. The best part was: we all had a lot of fun!

Our outfit was a red tee-shirt featuring Societe Generale name and logo, as well as a giant dragon at the back. But the fun part was the face painting we got. I admit I wasn’t really fond of the idea when I first heard of it, but as it turned out, it was just brilliant! As we were told, girls face painting was really nice, and it was a shame it got washed away after the first race. We also got a halo above our heads, to enhance our angel side. And Lorene opted for big red wings on her back. (or was this the reason to be the team’s drummer?!). Anyways, it looked pretty cool, and my a priori vanished.
























On the guys’ side, the SG Devils and SG Diables (who’s thinking we ran out of ideas?) got ugly evil faces. HAhahahahhahahaa. Well, black and red faces, that matched their name, outfit (and SG logo incidentally). And the drummers (girls) were pretty cute with devil faces !









Men’s team did very well on their first races: #3 and #4, meaning qualification for the next race.

On the lady’s side, we could not have done worse, since we arrived last. (#8 out of 8 participants). But still, we remained happy and highly confident for the next races. And somehow, I had the feeling that we did good. Anyways, we could only improve. Luckily, snacks were provided and while I enjoyed a banana and a cereal bar, I explored a bit Stanley, looking for a quiet spot with shade, to rest a bit. At 9am, it was still possible to find such place. It would be much harder later on in the day.



The beach was already full with teams, supporters, families. Some teams had really funny costumes. It was like being in an amusement park.



Then came the second race for the men. Women were there, supporting them as much as we could. Surely that’s what helped them to qualify for the finals: the Golden cup. The power of Angels, for sure ! :)


And of course, they were there too when we embarked and disembarked, greeting us by splashing water all over. Well done, we arrived #6. The team is going stronger. Incredible team spirit.



Very welcome lunch break. Some took this opportunity to enjoy the junk boat provided by Soc Gen. One of the many junk boats placed around the starting blocks. Weather got hotter, if that was even possible. It felt like 100 degrees. Then eventually came the last race for the ladies. After waiting almost 20minutes in the starting blocks, under the sun, waiting for some of celebration to end on the beach, last but not least: our final race. We gave all we could in these 250meters. Deep and strong, fast, then strong and long. All the power we had left was given away in the final race. And that was it. It all went so fast. We were done. We made up rank #6.

Men were competing race 48, at almost 4pm. Both SG men’s teams were racing. What a performance! Ranked #8 and #10 for the last one, they really made all of us proud of our dragon boat teams.









Even our coach showed up for the final greeting: and he was well thanked for all his efforts of the past 4 months.




For sure that was a hell of a day.



Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 1 juin 2011

Warm-up races


Samedi prochain sera le dernier entrainement de dragon boat.
Samedi prochain sera aussi la dernière fois que je sacrifierai une grasse matinée avant longtemps! Cela dit, je me surprends à être déjà nostalgique et à penser à l’année prochaine, quand j'y participerai à nouveau.

Dernière ligne droite donc, avant la course de lundi 6 juin. En attendant, quelques photos des courses d'entrainement qui eurent lieu le 10 mai dernier à Stanley, sous un soleil de plomb, pendant que j’étais enfermée dans mon bureau de Pacific Place à Wanchai. 


Rendez-vous sur Hellocoton !