mercredi 28 juillet 2010

Point météo


Il pleut il pleut bergere, ....
On a rentre nos blancs moutons parce qu'entre la "black rain", la "red" rain et la "amber"... on risquait d'etre tous boueux.

Ca fait tout un tas d'icones du site de la meteo que je ne connaissais pas encore!

http://www.hko.gov.hk/textonly/warning/detail.htm

Heureusement, les previsions pour le week-end sont plus clementes. En esperant qu'ils ne disent pas ca juste pour nous rassurer et nous soutenir moralement....

Pour ceux qui se demandent ce qu'est la "black rain" et se demandent quelles sont les consignes de securité:
Black Rainstorm Warning Signal Special Announcement issued by the Hong Kong Observatory at 5:30 p.m.
The Rainstorm Warning Signal is now Black. This means that heavy rain has fallen or is expected to fall generally over Hong Kong, exceeding 70 millimetres in an hour, and is likely to continue.
Because of seriously flooded roads and inclement weather conditions, you are advised to take shelter in a safe place and stay there. Parents, students, school authorities and school-bus drivers should listen to radio or television announcements on schools. Do not attempt to travel until the Black Rainstorm Warning Signal is no longer in force and traffic conditions have improved.
Please listen to radio or watch television for traffic conditions and further announcements on the rainstorm.
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 1 juillet 2010

Malaisie Part 2 : Kuala Lumpur

Week-end placé sous le signe du beau temps (chaud et sec) et de l’interdiction d’entrée dans les mosquées. Voilà le résumé de 2jours à Kuala Lumpur:
Hébergées dans une auberge très agréable, en plein centre historique, j’apprécie le confort d’un bon lit, pour une première nuit bien courte. Arrivée au radar à près de 2h du matin, j’ai beaucoup apprécié la facilité que j’ai eue à parvenir à l’auberge sur le coup de 3h. Le lendemain, le réveil est agréable : un petit déjeuner simple est servi dans la cour intérieure, baignée de soleil. La journée commence sous de bons auspices.
Plan à la main, nous entamons les visites par la belle mosquée Masjid Jamek qui est à quelques rues de l’auberge. Mais celle-ci est fermée (contrairement à ce qu’indique notre guide). Un garçon, nous voyant bien désemparées se renseigne pour nous et nous apprend qu’elle ouvrira à 12h30. Son aspect extérieur nous fait trépigner d'envie de rentrer...
Qu’à cela ne tienne, nous poursuivons vers la mosquée nationale. Apres une bonne marche, il est à peine 11h du matin. Chouette, les horaires de visites pour les touristes non musulmans sont de 10h a 13h. Pourtant un gros panneau nous interdit l’entrée. La femme de la boutique de souvenirs nous annonce que les visites seront possibles à partir de 15h. Décidément ! Je me console en pensant qu’il pleut à Hong-Kong et que même si je me fais jeter de tous les lieux de culte, j’ai au moins la chance de pouvoir mettre le nez dehors ce week-end ! Le Lake Gardens se trouve plus loin derrière la mosquée, et nous décidons de nous y rendre. Assez mal indiqué, nous arrivons devant des grilles, fermées. Une femme nous crie qu’il suffit d’escalader, que le parc est bien ouvert….Etrange… Mais effectivement il y a du monde à l’intérieur. Il s’agit en fait d’un simple jardin, tres grand, mais sans intérêt particulier, où il est interdit de faire tout un tas de choses.
Après avoir profité du calme, nous allons faire un tour au jardin des hibiscus et orchidées, qui est effectivement agréable. J'y préfère les lotus fleuris.
Puis un détour par le jardin aux papillons avant de tenter de rejoindre la toute première mosquée, maintenant ouverte.
Je ne donnais pas cher du jardin aux papillons, mais c'était en fait relativement impressionnant de voir tant d'espèces de toutes sortes et couleurs virevolter dans un jardin. On en voit si peu finalement, dans la "vraie vie".
A quelques pas de la jolie mosquée, on se déguise (i.e. on se couvre la tête et les épaules comme il se doit) mais le garde nous arrête de suite : l’entrée pour les non musulmans n’est pas avant 14h30. Je crois rêver.
Allons déjeuner, ca vaudra mieux. Effectivement, ca me change les idées. Au menu : restaurant indien végétarien. Notre plat nous est servi sur une grande feuille de bananier. On mange avec les doigts. Et pas de chichis, s’il vous plait ! Pas très pratique. J’avoue que je me sers de mon papadam en guise de cuiller… Mais qu'est-ce que c'est bon!
L’estomac bien rempli, Nous retentons le coup auprès de la mosquée. Ca devient une question d’amour propre, voire d’honneur ! N’empêche, j’ose à peine m’approcher, de peur d’essuyer un nouveau refus. Mais au contraire, nous sommes accueillies sans problème et invitées à entrer. Les photos sont autorisées. Voila ce que ca donne :
Nous poursuivons sur Chinatown, non pas que la Chine me manque tant que ca, mais il y a un temple Hindou dans l’une des rues et un marché. Sur le chemin, nous faisons une halte dans un marche couvert (et climatise) et où il m’est impossible de résister à l’appel d’une bonne noix de coco fraiche. Evidemment, une fois arrivées, le temple hindou est en travaux, on ne peut même pas le voir, et le marché est nullissime. Encore moins intéressant que le « ladies’ market » de Hong-Kong, c’est pour dire ! Bref, on se faufile dans la rue comme on peut, dans le seul but d’en sortir aussi rapidement que possible. Non on ne veut pas de fausse Rolex ni d’affreux sac « Prada », merci bien.
Une fois sorties de l’enfer, nous cherchons à rejoindre un autre marché qui a lieu dans le quartier Indien, et dont le réceptionniste à l’auberge nous a indiqué qu’il n’avait lieu qu’une seule fois par semaine. A deux pas de la mosquée, le marché est très animé et bondé de monde. Est-ce l’effervescence en préparation du Ramadan ? Le top shopping ici c’est les foulards et les voiles : il y en a pour tous les goûts, de toutes les couleurs, du sobre au folklorique.
Mais ce qui m’intéresse le plus ici, c’est (comme d’habitude) la nourriture : il y en a de toutes sortes, on voudrait s’arrêter à chaque stand, et tout gouter. Malheureusement mon estomac est encore lourd du déjeuner, et je me contente de saliver, tout en photographiant chaque met du mieux possible. On piétine, il est difficile de se frayer un chemin. J’ai rarement vu foule aussi dense (hormis peut-être pendant les concerts de ma jeunesse…le bon vieux temps…).
Cela dit on apprécie assez d’en arriver au bout, afin de respirer un peu avant de repartir dans l’autre sens, en contournant la plus grosse partie du marché. La nuit commence à tomber, et le programme est loin d’être fini, même si j’en ai plein les pieds !
Il n’y a rien de mieux qu’une petite douche pour se remettre d’aplomb, suivie d’un bon diner (indien, pour changer). La gargote offre des plats végétariens, et un menu en anglais, même s’il est assez peu utile car pas un seul nom de plat ne nous est familier. On choisit au hasard quelques plats sous l’œil inquisiteur et pressant du serveur qui n’a de cesse de nous suggérer des plats et ne veut vraiment pas nous laisser choisir en paix. Une fois les plats servis, il ne nous lâche pas les baskets, il veut servir le plat dans nos assiettes, et nous tentons de refuser de refuser poliment, mais il revient à la charge. Je me demande s’il ne veut pas nous nourrir lui-même à la petite cuiller ! Nos plats choisis au hasard sont très bons cependant, et notre serveur qui nous a décidément prises pour ses favorites de la soirée nous offre un petit dessert (que je n’ai pas aime mais passons le détail). Il fait nuit noir et c’est une belle soirée : parfaite pour une virée photo au pied des tours Petronas, emblème de la ville. Je suis extenuée de cette journée de marche, mais par chance, la station de métro est à quelques mètres, et la ligne directe, deux stations. Nous n’étions cependant pas au bout de nos peines : le système de transport n’est pas simple du tout. Si le plan semble indique que plusieurs lignes font une correspondance au même endroit, il ne précise pas qu’il s’agit de compagnies de métro indépendantes les unes des autres, et qui n’ont même pas eu l’idée pratique de centraliser les bornes d’achat de ticket. Il faut donc se rendre a un guichet spécifique à chaque ligne (ce qui implique aussi de devoir sortir du métro à chaque « correspondance » d’ailleurs rarement indiquée une fois sorti du métro. Bref, nous parvenons aux célèbres tours et j’avoue qu’elles sont impressionnantes. Je n’avais pas particulièrement envie de revoir de hauts buildings qui auraient pu me rappeler Hong-Kong, j’ai aime ces tours-la. Peut-être parce qu’elles ont l’opportunité de se distinguer du reste. Des dizaines de personnes cherchent à les photographier et s’allongent parfois a même le sol afin de pouvoir les avoir sous le meilleur angle.
Voici un aperçu
Le lendemain matin nous avons à cœur de monter sur la passerelle qui relie les deux tours, mais les guichets ouvrant le matin a 8h30, et le nombre de places limitées, il nous fallait être là une heure avant : d’où réveil à 6h30. La bonne blague dans l’histoire, c’est qu’en dépit de notre arrivée matinale, le lobby est déjà rempli, et les places sont données pour des horaires bien précis. Il va sans dire que les horaires du matin s’envolent en un instant, et nous abandonnons notre chance a d’autres, car je décolle l’après-midi même. Je suis trop fatiguée pour m’énerver. Je suis un peu déçue, mais je me console en ajoutant quelques clichés des tours à ma collection, de jour cette fois-ci. Il nous reste le temps de finir la visite d’un marché humide, dans lequel nous pataugeons entre les allées. J’adore ! Je fais le plein de photos et d’épices.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 25 mai 2010

Malaisie Part 1 : Penang


21 mai : jour férié a Hong-Kong
Les festivités au programme : Cheung Chau bun festival.
L'alternative : prendre l'avion pour Penang en Malaisie, et échapper à la foule hong kongaise (mais pas à la chaleur)
Evidemment, j'ai opté pour l'option numéro 2 (et selon les dires de mes amis qui ont participé ou du moins essayeéde participer au festival précité, je suis confortée dans mon choix)
L'arrivée en début d'après-midi est chaude, et on apprécie de suite la climatisation du taxi qui nous amène dans le centre de Georgetown où se trouve notre auberge. Le soleil tape fort mais je suis surprise de sentir une chaleur sèche, comparée à l'humidité que l'on retrouve à Hong-Kong. On nous prévoyait un week-end d'averses, et le soleil me crame les épaules. Je me souviens aussitôt du pot de crème solaire oubliée dans la salle de bain.
Mais il est temps de partir à la découverte de la ville. Son centre historique se compose d'anciennes maisons coloniales, un peu défraichies, mais colorées. Certaines fraichement repeintes sortent du lot et égaient encore plus la ville, déjà accueillante au premier abord.
Le week-end s'est plutôt passe sous le signe de l'Inde puisque nous avons parcouru en long en large et en travers le quartier connu sous le nom de Little India. Les gens charmants cherchaient tout au long du chemin de converser avec nous.
Je suis étonnée de voir les panneaux dans une multitude de langues. S'alternent en effet l'anglais le malais, le chinois ou encore l'arabe. C'est séduisant. Tout le monde s'adresse à nous dans un très bon anglais.
En alternance se succèdent temples chinois et mosquées. Si je connais déjà les premiers, c'est la première fois que je rentre dans une mosquée. J'avais prévu le pantalon long et le foulard (accessoirement ils me protègent des coups de soleil), mais ils me permettent surtout de pénétrer dans la mosquée. Ha oui, pas que sur les épaules le foulard, aussi sur la tête, oui oui.
Elle est grande, et haute et blanche et calme. C'est serein, et j'aime le cadre épuré. Mais je n'ai pas d'échelle de comparaison. Quand nous repassons devant la même mosquée le lendemain soir, tout est plus animé. Un marché au dehors, des gens sortant de la prière, et une étoile qui brille juste au-dessus: une image de conte.
Dans l'après-midi nous suivons ce que le dépliant touristique appelle "heritage trail" : celui-là doit être le "muslim heritage trail". D'ailleurs, une voix s'élève telle un chant: c'est l'appel à la prière. Le petit magasin derrière moi encore ouvert il y a une minute à peine, a déjà fermé ses portes et on soupçonne bien où sont allés ses commerçants. C'est l'occasion d'aller voir un autre temple chinois qui ne tardera pas longtemps avant de fermer non plus.
Une telle balade ouvre l'appétit, et un curieux plat semble nous attendre : il s’agit de riz et poisson enveloppés dans une feuille de bananier. La curiosité l’emporte, nous nous attablons et goutons ce plat étrange. Pas mauvais du tout. La sauce est légèrement pimentée. Difficile de résister a l’envie d’en prendre un deuxième, mais je me réserve pour les repas à venir !!
Et puis un marché de bric-à-brac nous attend au bout de la rue. On ne peut pas rater ca. C’est assez amusant, les gars essaient de revendre leurs vieux trucs usagés, sales et rouillés, qui ne servent strictement plus à rien.
Nous avons ensuite poursuivi sur Little India, mais plus en profondeur cette fois. Le quartier est décidément très animé : entre la musique de Bollywood relayée par de gros ampli sur la rue pour que tout le monde en profite, les magasins de Sari clinquants, et touristes se baladant en tuc tucs bariolés, on ne sait plus où donner du coup d’œil. De plus, j’ai l’impression que chaque restaurant me fait signe d’entrer et de gouter les plats. Naan, roti canai, « best tandoori in Penang »….difficile de résister. Je fais du repérage pour le diner du soir. Une sorte de mosquée indienne m’intrigue. Je n’en avais jamais vu. Je ne savais pas que le soir-même, elle allait être le lieu d’un concert assourdissant. Je me désaltère avec un jus d’orange fraichement pressé. Pas les meilleures oranges que j’aie mangé, mais j’ai aimé leur système ingénieux de « présentation » du jus. Au lieu de servir dans un gobelet comme c’est généralement le cas, le jus est verse dans un sachet en plastique, avec plein de glaçons s’il vous plait, et referme par un ruban de telle sorte que l’on puisse l’accrocher au poignet. On ne peut plus pratique !
La deuxième journée a débuté sous une pluie battante. Une fois le temps un peu calme, et en dépit d’un ciel toujours menaçant, je poursuis mon programme touristique coute que coute. Mais c’était sans compter les imprévus, qui font finalement beaucoup dans le charme d’un voyage. Je comptais donc monter en haut de Penang Hill, afin d’avoir un beau point de vue sur l’ile (il va sans dire que j’espérais aussi une éclaircie). La mission étant de trouver le bus nous rapprochant du cable-car. Par chance, l’arrêt se trouvait a coté de l’auberge. Le trajet est assez long, et le soleil toujours aussi absent. Au terminus, je suis intriguée par un temple Hindou que je veux absolument visiter avant de poursuivre vers Penang Hill. Bien nous en a pris : une femme nous explique que l’accès au cable-car est coupe pour travaux. Et c’est effectivement ce que nous constatons de nous-mêmes en arrivant, transpirants et plein d’espoir sur le lieu ou devait se trouver le guichet. Nous attendent évidemment taxis et autres 4x4 pour nous proposer une alternative au cable-car défectueux. J’abandonne et décide à la place d’aller visiter un autre temple (Kek Lok Si Temple). Je pense que l’option a valu le coup finalement, puisque celui-ci était élevé, et le ciel s’étant peu a peu dégagé, a offert une vue plutôt satisfaisante de la ville.
Maintenant que les nuages ont disparu, on se rend compte de la chaleur qu’il fait et chaque coin d’ombre est béni. C’est un peu la galère pour déjeuner, rien ne me fait vraiment envie. Nous jetons notre dévolu sur un plat de nouilles poêlées, bien grasses. Sans doute un des repas les moins chers de ma vie. Pas forcement mémorable non plus cela dit. Enfin, il nous fallait des forces avant de négocier un taxi pour nous conduire vers le jardin botanique.
Pour ce qui est du taxi : il faut une fois pour toutes oublier le compteur, même si la voiture indique en gros qu’elle l’utilise, c’est absolument faux. La seule méthode est de négocier ferme le prix de la destination. Secundo, les chauffeurs sont flippants. Ils tournent en rond dans le quartier, repèrent les touristes, et sont capables de dire d’où on vient, ou on a déjeuné, combien de temps on a passe dans un endroit… Enfin, au final, il nous a fait la conversation, et donne son point de vue sur les femmes Malaises, Chinoises et Indiennes. On a bien rigole ! Selon le guide, le jardin botanique vaut le coup. Je me demande si l’auteur du guide vient de Hong-Kong et qu’il était simplement en manque de verdure. Parce qu’a part les singes que l’ont voit a l’entrée du parc et qui valent a eux seuls le détour, le reste n’est que pelouses et arbres et palmiers. Il y a un jardin des orchidées – fermé – une serre avec des cactus – fermée - et je ne sais pas quoi d’autre encore qui était ferme. Il est temps de rentrer.


En bon backpackers, nous attendons le bus qui tarde à venir. Un bruit de tambour se fait entendre au loin. Puis apparaît une procession indienne, menée par un gros bœuf. Derrière eux, les voiture (et notre bus) avancent à vitesse de tortue ! Je comprends mieux le retard. La blague, c’est que nous les avons eus aussi au retour, comme si le chauffeur les avait attendus exprès. Qui sait s’il ne faisait pas partie du convoi lui aussi !
Enfin, morale de l’histoire : il vaut mieux prendre un taxi, d’autant plus que nous étions quatre et que ca n’aurait pas coute bien cher. Mais voir cette procession inattendue était décidément quelque chose d’amusant.
Dernière soirée dans le quartier indien, au son du chanteur de la mosquée indienne qui s’est égosillé pendant plus de 3h (avec quelques rares pauses, Dieux a du avoir pitié de nos oreilles), puis départ pour l’aéroport au milieu de la nuit. Dernier clin d’œil sur ce week-end atypique : l’interdiction d’introduire du durian dans le hall de l’aéroport !
Plus de photos sur
http://www.facebook.com/album.php?aid=431563&id=743615012&l=dcbf519b95
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 19 mai 2010

Voilà l'été

Les première gouttes tombent à Hong-Kong. Pas celles de pluies, mais celle des climatisations qui fuient. Le signe du début de l'eté et des premieres chaleurs meme si l'on dort encore au frais.

Et ca me donne a nouveau envie de bouger. C'est un peu le moment ou jamais de partir a la decouverte de ces quelques lieux qui ont reussi a echapper a ma gachette photographique.
Espoirs decus samedis, ou le temps initialement annonce au-dela de 30 degres (ideal pour la plage, et peut-etre ma premiere baignade de l'annee) s'est revele venteux et de seulement 23 degres a Stanley. Je me les caillais sur la plage!!
Mais je ne perds pas la motivation du week-end: dimanche pourra rattrapper le coup. Effectivement, le soleil fait rapidement son apparition, et je me dois de tenir mon programme du jour : visite de Lantau.
Je ne pensais pas que j'allais a ce point parcourir l'ile du nord au sud et d'est en ouest.
je ne "connaissais" de Lantau que l'aeroport et le Grand Bouddha, ce qui est deja beaucoup. Mais l'ile offre bien plus que cela. L'objectif du jour se resumait donc a la decouverte du village de pecheurs Tai-O a l'ouest, puis dejeuner les pieds dans le sable sur la plage de Cheung Sha, chaudement recommendee par tous.

Je pensais d'abord rejoindre Tai O par le centre. Arrivee en metro puis atteindre le Big Bouddha par le telecabine, afin d'admirer le paysage vu d'en haut, pour enfin rejoindre Tai O par un bus. Ideal par un temps degage comme celui-ci. Un ciel bleu a Hong-Kong, ca me parait tellement antinomique, j'aurais aime pouvoir immortaliser le moment. Cependant le destin voulut qu'il n'en fut pas ainsi : la queue estimee de 45 minutes a l'entree du telepherique etait fortement dissuasive! Qu'a cela ne tienne, le bus 11 vers Tai O est tres frequent, et il ne faut pas attendre longtemps avant de pouvoir monter. A l'arrivee, on sent tout de suite le lieu touristique.
Ce village se caracterise par ses maisons sur pilotis. Cela lui confere un charme certain, mais la pauvrete est evidente. J'ai presque l'impression de visiter un zoo. Les cars defilent sur le parking et deversent des hordes de touristes, solidement equipes d'appareils photos teleobjectif et j'en passe (non je ne bave pas d'envie devant un tel etalage des derniere technologies du marche, pas du tout) a l'entree du village, ou ils se voient offrir la possibilite de visiter un petit marche a l'offre relativement specialisee en poisson seches de toutes sortes et de toutes tailles, avec leurs bonnes odeurs asociees, ou bien de faire un tour en barque au milieu des habitats locaux, et peut-etre la chance d'apercevoir des dauphins dans les eaux alentours.



Tai O exhibe ses habitats de tole sur pilotis ainsi que ses habitants. Mais si l'on s'enfonce dans les petites ruelles, ou sur le petit pont, on decouvre malgre tout un environnement agreable, entoure de montagne, sous un ciel bleu degage de tout nuage (jour de chance?).

La chaleur se fait telle que d'abord je ne doute pas qu'elle doit etre etouffante dans ces baraquements qui m'entourent, et je ne pense qu'a une solution pour me rafraichir. La solution est toute trouvee: elle est a quelques minutes de route d'ici. Bus numero 11 dans le sens inverse, jusqu'a l'arret de Cheung Sha. Au choix, Upper ou Lower, selon que l'on cherche le calme et la solitude, ou la foule, les restaurants et les douches!


La plage est belle et grande, le sable plus fin que sur les plages du Sud de Hong-Kong. Il y a une impression d'etre seul au monde (sans doute aide par le fait que nous sommes au debut de la saison). J'aime ces arbres etranges et leurs fruits bizarres qui semblent s'etirer vers la mer. Une petite balade agreable donc, mais j'abandonne mes reves de Robinson a la faim me tenaille, et me dirige vers un restaurant Sud-africain dont on m'a a maintes reprises vante les merites. Il y avait de quoi. Un poisson grille, une salade fraiche, sous la tonnelle ou les pieds dans le sable, face a la mer. Y'a pas a dire, on se sent parfois vraiment en vacances! C'est vraiment relaxant. Mais la mer me nargue. Etre entoure d'eau toute l'annee, sans avoir encore pique une tete, c'est presque un supplice. Mes precedentes tentatives on certes ete des echecs cuisants ( eau glaciale) mais il faut savoir perseverer! Et quelle bonne initiative. L'eau est fraiche, mais pas froide. J'y rentre facilement. Quelques brassees, et l'on oublie toute sensation de froid. Quel plaisir.



plus de photos sur
http://www.facebook.com/album.php?aid=429406&id=743615012&l=b3b6dacf58
Rendez-vous sur Hellocoton !